Cnossos

Si Cnossos est la marque de notre agence de communication visuelle, c'est en premier lieu un nom chargé d'histoire associé une mythologie riche qui, sous un caractère parfois cocasse, recèle une symbolique fondatrice, très largement explorée dans tous les domaines artistiques mais aussi par les sciences humaines et la philosophie.  

Une histoire millénaire

Cnossos (aussi orthographié Knossos) est un site archéologique Crétois découvert en 1878 par Minos Kalokairinos, puis réellement mis à jour par l'archéologue anglais Sir Arthur John Evans en 1900. L'ampleur du site confirme l'existence, citée dans la littérature ancienne mais jusque là non avérée, d'une civilisation crétoise influente au second millénaire avant notre ère. En référence au légendaire roi Minos, qui aurait régné sur le monde Crétois d'après la mythologie grecque, Evans donne le nom de "minoenne" à cette civilisation dont il entreprend alors l'étude. Le palais de Cnossos est le plus important des palais minoens et son architecture complexe, comptant plus d'un millier de salles et de couloirs, pourrait être à l'origine du mythe du labyrinthe du roi Minos, abritant le Minotaure. Après des siècles de prospérité, le déclin de la civilisation minoenne est le plus souvent attribué à une succession de cataclysmes (séismes, tsunami…) dûs aux éruptions du volcan Santorin puis à son effondrement, considéré comme la plus importante catastrophe naturelle de l'antiquité, aux environs de -1600.

Un condensé de mythologie

Le légendaire roi Minos et le taureau de Poséidon

Minos, fruit de l'union de Zeus et d'Europe, est élevé par Astérion, roi de Crète. À la mort de ce dernier, Minos devient roi, aux dépens de ses frères, par l'invocation de Poséidon, le dieu des mers. À la demande de Minos, la divinité consent à faire jaillir des flots un majestueux taureau blanc destiné, en retour, à lui être sacrifié. Mais Minos, ne pouvant se résoudre à immoler le prodigieux animal, choisit de tromper Poséidon en lui sacrifiant une bête ordinaire.

Les amours coupables de Pasiphaé

Trahi, Poséidon ensorcèle la femme de Minos, Pasiphaé, la condamnant à tomber amoureuse du taureau divin. La reine requiert alors les services de Dédale, artiste et inventeur talentueux qui avait trouvé refuge auprès de Minos après avoir été banni dAthènes. Pasiphaé lui demande de sculpter une vache de bois, recouvert de cuir de génisse pour leurrer l'animal, à l'intérieur creux pour qu'elle s'y glisse et donne ainsi libre cours à sa passion contre nature.

Dédale, le labyrinthe et le minotaure

De l'union coupable de Pasiphaé et du taureau blanc naît une créature difforme, au corps humain et à tête de taureau, le Minotaure. Pour cacher sa disgrâce, Minos demande à Dédale de concevoir un labyrinthe destiné à emprisonner la créature. Le Minotaure, dont la force et la cruauté ne cessent de croître, est nourri de la chair de jeunes garçons et filles livrés en tribut par la cité d'Athènes, vaincue par Minos à la suite d'un siège prolongé.

Thésée et le fil d'Ariane

Thésée, le fils héroïque du roi Égée d'Athènes, se joint volontairement aux victimes sacrificielles désignées. Il est certain de pouvoir abattre le monstre et mettre ainsi fin au joug minoen. Parvenu en Crète, il séduit Ariane, la fille de Minos qui, en contrepartie d'une promesse de mariage, lui remet un glaive pour terrasser la bête et du fil pour retrouver son chemin hors du labyrinthe. Sa tâche accomplie, Thésée abandonne Ariane sur l'île de Naxos et repart pour Athènes, mais il oublie l'engagement fait à son père de remplacer les voiles noires par des blanches en cas de victoire. Convaincu de la mort de son fils, Égée s'ôte la vie en se jetant dans la mer qui prend dès lors son nom.

Le vol d'Icare

De son côté, certain que l'architecte a permis à Thésée de s'échapper, Minos fait enfermer Dédale et son fils adolescent, Icare, dans le labyrinthe dont il fait murer l'unique porte. Mais l'ingénieux Dédale conçoit alors des ailes faites de plumes et de cire pour leur permettre à tous deux de s'enfuir par les airs. Il insiste toutefois pour que son fils ne vole pas trop haut, la chaleur du soleil risquant de faire fondre la cire. Icare ne peut cependant résister et s'approche si près du soleil que ses ailes se disloquent et qu'il périt en s'abîmant dans les flots d'une mer appelée dès lors Mer Icarienne. Après qu'Icare se fut "brûlé les ailes", Dédale se réfugie en Sicile. 

Au-delà des mythes et légendes

Le Minotaure

Le personnage du Minotaure a laissé une empreinte forte dans tous les domaines artistiques. Outre son évocation fréquente dans l'art antique, il apparaît aussi bien dans L'Enfer de Dante que dans l'œuvre de Rodin. Dès 1928, le Minotaure devient une figure récurrente du répertoire de Picasso. En 1933 naît une revue intitulée Minotaure avec pour objet de "publier la production d'artistes dont l'œuvre est d'intérêt universel". Des artistes tels qu'André Masson, Man Ray, Joan Miró, Salvador Dali, André Breton, René Magritte, Paul Eluard, Max Ernst, Marcel Duchamp, Henri Matisse et bien sûr Pablo Picasso contribueront activement à cette publication demeurée sans équivalent.

Dédale

Le personnage de Dédale a lui aussi inspiré une foultitude d'auteurs et d’artistes dès l'antiquité et, plus récemment, s'est invité dans les œuvres de Pisano, Landon, Bruegel, Picasso ou encore Matisse. Le nom "Dédale" s'identifie à l'adjectif daidalos (Grec ancien) désignant tour à tour l'habileté artistique, la dextérité et l'ingéniosité. Dédale incarne une forme de maîtrise à la fois technique et artistique lui permettant d'apporter les solutions les plus adaptées aux problématiques rencontrées par ses clients (Minos, Pasiphaé, Ariane), et c'est en cela qu'à l'agence Cnossos, son évocation nous inspire.

Le Labyrinthe

Le labyrinthe est un puissant symbole, représenté dès la préhistoire, qui a fasciné de nombreuses civilisations et inspiré quantité de peintres, de cinéastes et d'écrivains. Mais bien entendu, dans l'inconscient collectif, le labyrinthe emblématique demeure celui du roi Minos, imaginé par Dédale. Les monnaies de Cnossos, au Ve siècle avant J.-C., représentent un labyrinthe cruciforme, rectangulaire ou circulaire, accueillant le Minotaure en son centre, ce qui témoigne de l'importance du mythe dans le Grèce antique. Le cheminement labyrinthique, par sa complexité, sa part de mystère, la notion fondamentale du choix et l'absence de place laissée au hasard, suggère les méandres de la pensée. Mais contrairement à la croyance populaire, on ne s'y égare pas. C'est tout l'inverse, on s'y trouve ! Le labyrinthe évoque le fruit d'une réflexion pour atteindre son objectif, c'est un aboutissement, un accomplissement… En somme, une libération. Pour représenter l'agence Cnossos, nous avons souhaité intégrer ce symbole au cœur même de notre identité visuelle. Notre logotype fait donc directement référence au labyrinthe crétois et au fil d'Ariane qui en réplique la forme.

Le fil d'Ariane

Le mythe d'Ariane offrant une pelote de fil à Thésée nous est conté, dans les textes anciens, par de nombreux auteurs, poètes et penseurs tels Phérécyde de Syros, Callimaque, Apollonios de Rhodes, Virgile et Ovide. Des représentations du mythe, dont les plus anciennes datent du 7e siècle av. J.-C., ont été retrouvées sur des amphores, vases, coupes, fresques et reliefs, témoignant de son importance dans la tradition légendaire. Depuis, ce thème n'a cessé d'être représenté et exploré, jusqu'à passer à la postérité en devenant une expression du vocabulaire courant. Opposé à la force brute symbolisée par le Minotaure, le fil d'Ariane représente la stratégie, le cheminement de la pensée. Le fil d'Ariane est une ligne directrice, un fil conducteur au sens propre, matérialisant un parcours clair et direct pour atteindre un objectif. En matière d'ergonomie informatique, et notamment dans le cadre d'interfaces web, le fil d'Ariane est une aide à la navigation qui mémorise le cheminement de l'utilisateur pour lui permettre se repérer aisément dans une architecture parfois complexe. À l'image du fil d'Ariane, l'agence Cnossos accompagne ses clients à chaque étape de leurs projets de communication visuelle print et web.

Cnossos | design graphique, agence de communication visuelle

Présente à Grenoble depuis 1991, la marque Cnossos bénéficie depuis 2017 d'un tout nouveau lieu de création au 17 avenue Général Champon. Pilotée par trois associés, l'agence met son savoir-faire au service d'un large éventail de structures publiques et privées (institutions culturelles, collectivités territoriales, musées, entreprises, associations…). L'équipe est fière d'avoir accompagné plus de 150 références dans la réussite de leurs projets de communication visuelle print et web.